Billet léger sur la première neige…

J’observe les commentaires de mes diverses relations sur cette première neige qui a tombé et continue à semer de gros flocons sur le Bas-Saint-Laurent. Une première neige qui risque fort de s’incruster au sol et d’y imprimer le sceau de l’hiver en devenir. On a beau dire, l’hiver est un sujet de prédilection ici, comme tout ce qui réfère à la météo d’ailleurs. C’est un peu comme si on ne s’habituait pas au fait que l’hiver reprend inévitablement ses droits sur les paysages et les gens, d’une année à l’autre, depuis des millénaires…

J’aime bien établir un parallèle entre l’évolution du domaine des communications et ce retour annuel de la saison hivernale. L’arrivée de l’hiver est inéluctable, tout comme l’évolution ultra-rapide du monde des communications. On n’a le contrôle ni sur l’un ni sur l’autre. On ne maîtrise pas plus l’un que l’autre. Une tempête de neige peut modifier les plans de toute une journée; une crise en matière de communications a exactement le même effet, quoique plus durable, toutefois. Chaque hiver apporte son lot de surprises et d’imprévus; le domaine des communications, également.

Vous me direz peut-être que je charrie un peu et vous avez raison. Mais la « charrue » n’est-elle pas un incontournable hivernal, comme le fait de caricaturer une situation l’est dans le contexte des communications?

Bon, oui, je sais… Comparer l’hiver au monde des communications peut sembler facile, mais j’aime les analogies. N’utilisons-nous pas, pour décrire certaines facettes de l’un et de l’autre des termes comme « tempête », « chute », « précipitation », « dérapage », « brouillard », « froid », « visibilité », « vague », « prévision », « alerte », « tourbillon », « tourmente », « fermeture », « glissade », « récupération », « contrôle », « conduite », et autres que vous voudrez bien ajouter?

C’est sans doute cette première neige, jumelée à la récente pleine lune, qui fait que je n’ai pas envie d’être trop sérieux aujourd’hui. Toutefois, contrairement à l’hiver qui finit par s’effacer, le monde des communications est bien enraciné dans nos vies. Il croît et s’enrichit de nouvelles éclosions de moyens et de tendances, il s’alimente à la source de la créativité collective, il s’abreuve des idées neuves d’une solide relève. J’aime le dynamisme qui fait que ce milieu n’hiberne jamais.

Au fond, je n’aurais peut-être pas dû faire cette analogie entre l’hiver et les communications. Pourquoi? Parce que les communications, à bien y penser, se révèlent plutôt un éternel printemps, marqué de constants bourgeonnements et de renouvellements durables…

Commentaires Clos.