Quand il faut, il faut, mais…

Le manque d’inspiration frappe au moment où on s’y attend le moins. La journée commence bien, on a une foule d’idées et de concepts en tête.

Puis, vient le temps de coucher tout ça sur écran ou sur papier, c’est selon, et là l’inspiration s’endort. Toutes ces belles idées, tous ces fantastiques concepts, on n’arrive pas à les transformer en mots, en phrases, en paragraphes, en textes. Les idées sont là, mais les mots jetés sur l’écran ne correspondent pas à l’essentiel du message que l’on souhaite concevoir ou livrer. Alors, on reprend, on reprend et on reprend parce que quand il faut, il faut! Et on finit par détester ces mots inappropriés ou qui jouent à la cachette avec les textes qu’il est impératif de produire…

Aujourd’hui, deux campagnes publicitaires à élaborer, le contenu d’un site Web à terminer et le texte d’une politique à finir. C’est un bon menu pour un travailleur indépendant. Tout cela est essentiel, mais l’inspiration ne suit pas. Les mots sont convenus, les phrases restent fades, les paragraphes deviennent communs, les textes sont peu convaincants, du moins selon ma vision des choses et mon degré de perfectionnisme.

Quand on veut communiquer efficacement, il faut que les idées jaillissent, que les mots frappent, que les phrases tonnent, que les paragraphes soient percutants pour que l’ensemble obtienne l’effet souhaité par nos clients et leurs clientèles. Dans ce métier, on communique rarement pour soi; on parle, on écrit et on publie pour les autres. Pour ceux qui souhaitent qu’on leur mette en bouche ou sous la plume les bons mots et les expressions les plus senties, celles qui seront les plus rentables.

Mais aujourd’hui, l’inspiration est allée se cacher je ne sais où. Il me manque des mots, des phrases, etc. Quand on fait des idées, des concepts, de l’expression et de l’écriture son pain quotidien, la perte d’inspiration devient un élément de doute et une source de tension non seulement pour le client qui espère une idée de génie, mais aussi pour soi-même. Et comme le doute est le pire ennemi de l’inspiration et de la créativité, voilà que l’on s’engage dans une spirale, un cercle vicieux…

Quand il faut, il faut; mais il n’est jamais bon de se battre avec les mots, les phrases, et tout le reste. On ne sort jamais gagnant d’une bataille avec les mots, les phrases, les paragraphes, etc. Ces mots, parfois si simples à assembler en un message brillant, peuvent se révéler les pires ennemis si on tente de leur imposer une valeur ou un sens qui ne correspond pas à ce que l’on pense vraiment…

4 Réponses pour Quand il faut, il faut, mais…

  1. Mais pas en manque d’inspiration pour écrire ce bel article!

  2. Au risque de faire cliché, je te dis mon truc à moi : je sors prendre une marche! Pas longtemps, une vintaine de minutes, c’est suffisant pour ramener l’inspiration. Efficace et bon pour moi 😉

    • sylvaindionne

      Merci de ton commentaire, Cindy! Il faut maintenant que je me décide à mettre ton conseil en pratique au lieu d’engager le combat avec les mots… 😉

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