Savoir quand, quoi et comment communiquer

Je travaille présentement à la mise en oeuvre d’un projet de communications et de conférences d’envergure, à l’échelle du Bas-Saint-Laurent, avec la contribution du conférencier international Bruno Bégin ainsi que de la conférencière et animatrice d’ateliers Karina Merino, espagnole d’origine et toujours résidante en ce beau pays. Un projet ambitieux qui, je l’espère, se réalisera avec toute l’intensité que je souhaite. Pendant trois semaines à compter de la fin du mois de mars, Bruno et Karina mettront leurs connaissances, leurs compétences et surtout leur passion au service des organismes, des entreprises, des établissements scolaires et des institutions du Bas-Saint-Laurent, dans le contexte de présentations sur mesure selon des thèmes adaptés à chaque clientèle visée. Une tournée exclusive, selon un modèle encore jamais vu en fonction d’une communauté.

Ce projet, après de multiples échanges entre Bruno et moi, m’a ramené à la simple notion de savoir quand, quoi et comment communiquer. C’est un mandat stimulant et ambitieux, qui demande des approches à la fois discrètes et soutenues auprès de collaborateurs susceptibles de devenir les mécènes de cette initiative qui profitera à de nombreux organismes à but non lucratif du Bas-Saint-Laurent. En effet, le prix d’entrée aux conférences et aux activités animées par Bruno et Karina sera minime, voire nul dans certains cas particuliers, pour favoriser la participation du plus grand nombre de personnes intéressées. Le cas échéant, les revenus d’entrée seront remis à des organismes à but non lucratif de la région. Mais, car il y a un mais, pour favoriser l’accessibilité des activités au plus d’organisations et de gens possible, il faut trouver un ou des mécènes qui accepteront de défrayer les coûts inhérents à la tournée : honoraires, déplacements, frais d’hébergement et de subsistance.

Il est donc primordial de retenir l’attention d’entreprises, d’organismes et d’institutions désirant proposer des contenus étoffés et inspirants à leur personnel, à leurs clients, à leurs élèves ou à leur communauté à faible coût. Bref, il est ici question de créer des associations d’intérêt qui soient gagnantes pour chaque partie impliquée.

Dans un tel contexte, il ne suffit pas de promouvoir et de dire; il faut éveiller, intéresser, recruter des organisations participantes (entreprises, organismes, institutions) désireuses d’offrir une activité à valeur ajoutée à leur milieu, et conclure une transaction valorisante avec une organisation régionale qui saura y voir une occasion de se mettre en évidence, d’accroître sa notoriété et de confirmer sa crédibilité. Et c’est là que tout l’art de la communication active est susceptible de s’exprimer. Il ne convient pas seulement d’essayer de convaincre, ce qui devient parfois grossier comme approche; il faut déterminer le moment idéal de la communication, en préciser le contenu selon le public visé, et élaborer la justification finale qui rendre le projet incontournable pour les organisations sollicitées.

Voilà ici le défi qui m’est proposé et que je compte bien relever. Je vous propose d’entendre Bruno Bégin, dans un contexte d’animation dynamique, sur divers thèmes de développement personnel et professionnel livrés sur mesure au personnel des entreprises, aux bénévoles des organismes, aux élèves des établissements scolaires et aux membres de regroupements d’affaires partout au Bas-Saint-Laurent. Comme il ne s’agit pas de livrer un même contenu à tous, chaque thème sera distinct et adapté à chacun des publics. Par exemple : « Quand la tête n’est pas au rendez-vous » (la notion du présentéisme par opposition à celle de l’absenthéisme pour mieux gérer la productivité) – entreprises, « Favoriser le Cash-Flow » (la gestion des talents au profit de la performance) – entreprises ou regroupements d’affaires, « La résilience : quand le ciel vous tombe sur la tête » (ce qui fait que certains se remettent mieux que d’autres d’un coup dur) – public général, « Une chance qu’on s’a » (prendre soin de soi dans un contexte d’intervention sociale ou communautaire) – organismes de santé, de services sociaux ou communautaires, « Le pouvoir d’une décision » (changer sa vie de toute façon) – public général, « Prends le volant pis embraye sur le chemin de la bonne conduite » (atelier-conférence sur la responsabilisation) – élèves de deuxième cycle du secondaire, « La gestion du stress en contexte étudiant » – étudiants universitaires ou collégiaux, « Insérer ou intégrer » (l’accompagnement des jeunes sur le marché de l’emploi) – carrefours jeunesse emploi. D’autres thèmes peuvent être développés sur mesure en fonction de la demande et des besoins, notamment sur l’art d’équilibrer performance et bien-être pour un leader ou un entrepreneur. Des conférences corporatives à la demande peuvent aussi être envisagées. La palette des possibilités est donc large tout comme l’ampleur du défi de communication.

En parallèle, Karina Merino souhaite aborder, à partir de sa propre expérience et dans le contexte de rencontres informelles et conviviales, le thème de la violence domestique avec les organismes qui interviennent auprès des jeunes et des femmes; une occasion d’échange, de discussion, de partage d’idées et de solutions dans une ambiance ouverte et facilitante à l’intention des centres-femmes, des tables de concertation sur la violence, des regroupements de femmes d’affaires et des établissements scolaires.

Savoir quand, quoi et comment communiquer un tel volume d’information dans un contexte de grande latitude (et d’ouverture tous azimuts) nécessite une fine sensibilité à l’égard des besoins et des attentes des publics et des partenaires cibles. Il s’agit d’une responsabilité partagée par les communicateurs impliqués, les conférenciers, et les personnes ou les organisations cibles prêtes à se mobiliser au sein de la communauté régionale. Dans le cas présent, tous peuvent sortir gagnants d’une initiative de cette ampleur : les entreprises, les organismes, les établissements scolaires et les organisations communautaires. Mais pour atteindre les objectifs fixés, il faudra mettre en oeuvre une sensibilisation continue, fondée sur une stratégie nuancée d’information et de conviction, faisant appel à un mélange d’interactions directes, de réseautage personnalisé et d’incidences virtuelles.

Serez-vous mécène, partenaire, collaborateur, diffuseur ou participant à l’une ou l’autre de ces activités au sein de la communauté? À vous de décider, en fonction de ce que vous souhaitez communiquer, transmettre ou léguer à votre milieu ou à votre entourage personnel et professionnel. Les options de mécénat et de partenariat offriront des occasions de visibilité, de notoriété et de crédibilité à l’échelle du Bas-Saint-Laurent et du Web.

Quel rôle voulez-vous jouer? De quelle manière souhaitez-vous livrer votre message en appui à celui de ces spécialistes reconnus? Et surtout, que voulez-vous communiquer afin que l’on se souvienne de vous? Voilà les clés essentielles du savoir quand, quoi et comment communiquer!

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