Pourquoi je serai plus discret sur les médias sociaux

Si vous n’aimez pas lire, vous n’aimerez pas ce billet… Il est long, très long, mon plus long… 😀 Contre toutes les règles de rédaction d’un billet sur un blogue; mais les règles n’existent que pour être transgressées, non?

En 2009, à la suggestion de plusieurs personnes connaissant bien ma passion pour les communications, j’ai graduellement adhéré à Facebook, Twitter et LinkedIn. Puis, j’ai créé ce blogue. Par curiosité d’abord, par intérêt ensuite.

J’y ai bâti de solides réseaux personnels et professionnels : établi des contacts avec des passionnés qui évoluent dans mon domaine; retrouvé des parents, des amis et des collègues; trouvé des gens sympathiques et de nouvelles relations avec qui partager des idées; rencontré des professionnels avec qui je n’aurais pu établir contact autrement, et avec qui j’ai développé une relation de confiance et de partage d’avis ou d’opinions.

Pour moi, c’était le Klondike. Commentaires, nouvelles, nouveautés, primeurs, renseignements de première main sur mon champ d’activité, échanges en temps réel, j’y trouvais de quoi assouvir ma soif constante d’en apprendre toujours plus et de demeurer à niveau dans plusieurs domaines connexes à ma profession.

J’avais enfin accès à un laboratoire de communication et d’analyse comportementale en temps réel. Ce laboratoire m’a effectivement permis d’en apprendre beaucoup sur certains aspects de la nature humaine durant deux ans mais plus particulièrement ces dernières semaines : du meilleur et du pire.

Récemment, j’ai joint Google+ grâce à l’invitation d’un de mes contacts qui bénéficiait du privilège de pouvoir lancer des invitations. Génial, j’allais pouvoir explorer ce nouveau canal de diffusion et d’intégration d’information. Pour certaines personnes, c’en était trop. À la suite de critiques et de jugements insistants, j’ai choisi de me faire personnellement beaucoup plus discret sur les médias « sociaux ». Je réserverai des réseaux à des fins strictement personnelles et ne conserverai que le strict minimum pour gérer les pages de mes clients et entretenir mes relations professionnelles. Je distinguerai et marquerai dorénavant mes réseaux; il y aura le personnel, le professionnel et les autres.

On m’a demandé, ces derniers jours, pourquoi j’étais moins actif sur Facebook et Twitter. Certaines personnes ont même cru que j’étais en froid avec elles parce que j’ai fait du ménage dans mes réseaux; au point d’ailleurs de me le reprocher ouvertement. C’est fascinant de constater de quelle manière les gens le prennent personnellement lorsqu’on les exclut, même temporairement, d’un réseau. Pourtant, il existe bien d’autres manières d’établir ou de garder contact. Ça me démontre que ces réseaux ont pris tellement de place dans la vie des gens, que certains s’y accrochent comme si leur vie en dépendait et interprètent ensuite le moindre de vos gestes ou écrits, sans justification, comme une intention à leur endroit ou comme une remise en question personnelle.

Ben, voyons donc. Les réseaux et médias sociaux, on vivait tout de même avant, on peut vivre sans et on saura vivre après. Est-ce qu’on peut être un peu mature, svp? Et, à ce que je sache, c’est tout de même une prérogative personnelle que de décider de gérer ses réseaux comme on le veut. Comme dans la vraie vie, quoi.

Une autre question m’a été posée : pourquoi réduire ma participation si les contacts établis sont si significatifs? Ma réponse est simple. Il y a des personnes qui utilisent ces réseaux comme des armes et qui versent parfois dans le harcèlement parce qu’elles jugent vos propos et les analysent à leur manière afin de tirer des conclusions, ma foi, un peu tordues. Des personnes qui s’en servent pour analyser la moindre de vos relations, juger vos interactions et critiquer vos interventions avec un contact ou un autre.

Vous savez, et vous y avez peut-être été confrontés, ces personnes qui observent vos allées et venues, vos commentaires, qui cherchent à savoir à qui vous vous adressez (et pourquoi), et qui questionnent votre présence qu’elles jugent exagérée et inutile. Ces personnes qui n’ont pas idée de ce que cela peut représenter comme source d’information et de référence, mais qui remettent en question vos interventions, les liens que vous partagez, les réponses que vous faites à d’autres, les articles que vous rediffusez et les contacts que vous entretenez pour vous les reprocher ensuite. Ces personnes selon qui votre présence sur les réseaux sociaux ne constitue qu’une manifestation d’entretien et de valorisation d’une image publique (euh, c’est parce qu’un entrepreneur doit veiller à se tenir à jour et à entretenir son image pour maintenir ses affaires, justement) et qui trouvent que vous accordez plus d’attention à votre monde virtuel que réel, sans comprendre que cela fait partie d’un tout. Ces personnes que ça indispose que vous soyez actif sur les réseaux sociaux, que ça dérange que vous vous intéressiez aux publications de personnes que vous « ne connaissez pas », qui vous soupçonnent de tout et de rien et qui se questionnent sur la pertinence de vos commentaires à la suite de telle ou telle publication. Ces personnes qui vont même jusqu’à vous attribuer des « relations » imaginaires avec des membres de vos réseaux. Ou encore ces personnes qui perçoivent le moindre de vos commentaires comme une remise en question fondamentale de leur opinion alors que vous ne faites qu’émettre la vôtre sans aucun jugement. Qui croient, quand vous écrivez un commentaire générique ou général, qu’il s’adresse directement à elles ou qui pensent qu’il s’adresse à une autre personne en particulier. Ou bien ces personnes qui ne peuvent supporter une opinion divergente sans y voir une attaque à leur intégrité ou une quelconque manifestation de réprobation ou de rejet. Tout ça finit par devenir agaçant et harcelant. « Pourquoi lui et pas moi? C’est pas juste! » Un peu enfantin, non?. Mais, ça existe déjà dans le monde réel; ça se transpose donc dans le monde virtuel. Il n’y a qu’à penser aux voisins trop curieux qui surveillent ce qui se passe chez vous, puis qui imaginent des histoires. Ou encore aux commères du village qui, s’encourageant mutuellement, inventent et colportent des ragots.

D’habitude, une telle situation ne me touche pas trop, un peu, mais pas trop. Je me dis que les gens ont droit à leur opinion, comme j’ai droit à la mienne. Quand vous recevez ce genre de commentaire une fois, vous vous dites que bof!, ce n’est pas bien grave. Mais quand ça devient constant, vous commencez à trouver ça plate. Quand vous vous sentez observé, surveillé, scruté à la loupe et suivi à la trace, et que certains commentaires insistants (bien sûr transmis en mode privé) versent dans la mesquinerie, vous finissez par en avoir marre. Puis, quand vous apprenez par des contacts que d’autres commentaires sont publiés dans d’autres réseaux, toujours sous forme d’allusions tendancieuses ou d’interprétations fallacieuses, là ça dépasse les bornes.

Évidemment, dans un premier temps, il n’est pas question de masquer ou de bloquer les personnes concernées, parce que celles-ci pourront continuer de s’exprimer davantage ailleurs et en rajouter lorsqu’elles constateront que vous les avez éliminées de votre liste (insulte suprême). Et puis, comme la e-réputation est tout de même importante pour un entrepreneur, vous n’avez pas le goût d’ignorer ce qu’on peut être tenté de dire dans votre dos. Vous supportez donc le tout, comme une piqûre qui démange. Jusqu’au jour où… Alors, elle est où la solution? Et bien, il n’y en a pas. Vous voilà aux prises avec un sérieux dilemme car le harcèlement prend diverses formes.

Pour moi, paradoxalement, la solution a résidé dans une chirurgie virtuelle personnelle majeure. J’ai dû me résoudre à éliminer la quasi totalité de mes contacts pour pouvoir repartir à zéro, notamment sur FB. Et ça viendra bientôt sur Twitter. Juste pour avoir la paix, ne plus avoir à supporter certaines gens incapables de comprendre pourquoi les réseaux sociaux sont importants pour mon travail et qui n’ont aucune idée de la nature d’une vraie présence entrepreneuriale sur les médias sociaux. Pour ne plus avoir à justifier le pourquoi de telle ou telle intervention, et ne plus avoir à défendre le temps que j’y passe. Pour ne plus me sentir sous observation, pour retrouver ma liberté d’action personnelle et professionnelle.

À titre d’exemple, ma page personnelle FB est entrée en salle d’opération pour y subir des ablations majeures; j’ai appliqué une chirurgie invasive qui laissera sans doute des cicatrices permanentes. Passer de 791 à 88 « amis » sur FB, ça laisse inévitablement des traces. Et quelques-uns de mes contacts n’ont pas compris ce qui se passait; certains l’ont même pris comme un rejet personnel, le tout assorti de commentaires et de reproches à l’avenant, frôlant même le chantage émotif. Je vous informe que j’appliquerai la même médecine à mes autres réseaux sous peu. Et dans quelque temps, à la suite de la cicatrisation virtuelle, je solliciterai peut-être de nouveau certaines personnes vraiment significatives. Pour le moment, j’observe les réactions et ça m’en dit long sur l’intérêt de certains contacts; ce n’est pas toujours édifiant. Mes nouvelles requêtes de contacts seront donc faites avec nuances et précautions. Je serai doublement sélectif. Je fais naturellement confiance; je commence maintenant à apprendre à me méfier.

Je reconnais que je n’aurais pas dû inviter certains contacts de proximité à faire partie de mes réseaux sur Facebook et Twitter; mélanger famille, amis, connaissances, relations, clients, collaborateurs et références, ça revient à cuisiner un drôle de gâteau… empoisonné. Je constate que ça peut aisément devenir malsain et destructeur. Mea culpa.

Personnellement, j’ai parfois l’impression d’avoir mis la main dans un panier de crabes en adhérant à ces réseaux et médias. Mais après réflexion, je me ravise. Ces réseaux et médias sont l’exact reflet de la société avec ses francs élans de solidarité, d’altruisme, de vérité, de bonté, de confiance, d’attention, d’authenticité, de partage, de compassion, de bienveillance, de générosité, d’humanité, de sensibilité, d’échange, d’heureuses découvertes et de complicité, mais aussi ses élans plus sombres de convoitise, de jalousie, d’envie, d’hypocrisie, de nombrilisme, de manipulation, de mesquinerie, de fantasmes, d’attentes, de chantage, d’interprétation, de perversion, de frustration, de complaisance… Comme je l’ai écrit plus haut : on y trouve le meilleur et le pire. J’ai décidé d’éviter le pire pour me concentrer sur le meilleur.

C’est épuisant d’avoir à se censurer, à se justifier et à faire attention à ce qu’on écrit, à qui on l’écrit ou à la manière dont on l’écrit parce que ça pourrait être interprété de diverses manières selon les humeurs de certains contacts. Pour moi, ce n’est pas ça un réseau social. À partir du moment où on se sent obligé de surveiller ses mots, faits et gestes, on perd en authenticité. C’est comme dans la vraie vie, quoi. C’est juste que c’est un peu plus viral et soutenu sur les médias sociaux. Ces réseaux et médias, pour certains, c’est la reproduction d’un immense village où chaque voisin tente de savoir ce qui ce passe chez l’autre pour ensuite en tirer des interprétations et s’alimenter en ragots. Ce même voisin qui devient amer et frustré de ne pouvoir voir dans votre salon parce que vous avez fermé les rideaux. C’est bien dommage, mais c’est humain.

J’ai donc anesthésié l’essentiel de mon identité virtuelle personnelle, afin de pouvoir opérer en paix… Les seuls contacts que je conserve présentement dans mes réseaux personnels sont les membres de ma famille, quelques proches, amis, collègues et collaborateurs de longue date en plus de quelques connaissances, personnalités et ressources de référence que je veux continuer à suivre pour la pertinence de leur opinion et de leurs interventions. Je verrai graduellement qui j’invite de nouveau, bientôt, au risque de me faire taxer de favoritisme. Mais je crois bien avoir le droit fondamental de décider avec qui je souhaite demeurer en contact virtuel personnel, tout comme c’est le cas dans la vraie vie. Les autres devront se « contenter » de me suivre sur mes réseaux professionnels si ça les intéresse ou de me rencontrer dans le monde réel, même si c’est moins glamour. Mes interventions publiques se feront maintenant, et essentiellement, sur ce blogue et dans mes pages ou réseaux professionnels sur FB, Twitter, Google+, LinkedIn.

Le réveil sera sans doute douloureux après l’opération. Je m’attends à d’autres reproches, mais j’y gagnerai en paix d’esprit en n’ayant plus à rendre de comptes ni à justifier mes interactions. J’efface une partie de ma mémoire virtuelle pour mon plus grand bien. Je deviens principalement un avatar professionnel, aseptisé, légèrement édulcoré, mais libre. Ne m’en veuillez pas et ne le prenez surtout pas « personnel » si nous ne sommes plus « amis » FB, contacts Twitter ou membres des mêmes cercles Google+; j’ai simplement procédé à un grand ménage, fait de la place pour du neuf. Nous pouvons être en contact ailleurs et autrement. J’enlève simplement un poids de mes épaules. Je sais que les membres de ma famille, mes amis et mes contacts sincères auront la maturité nécessaire pour le comprendre.

16 Réponses pour Pourquoi je serai plus discret sur les médias sociaux

  1. J’ai bien apprécié votre article, j’utilise depuis relativement peu de temps ces réseaux sociaux, j’y trouve du bon, entre autres pour diffuser ma production de tableaux et de dessin, mais en effet je peux voir les côtés moins intéressants de ces outils, je passerai visité votre blog, vos réflexions me semblent bien intéressantes.

    • sylvaindionne

      Bonsoir, Jean-Marc. je vous remercie de votre commentaire et de votre appréciation. Je ne suis pas un  » expert « , mais j’observe très attentivement les mouvements des médias sociaux et des personnes qui les animent. Il y a effectivement nombre d’avantages à y recourir, mais aussi des inconvénients comme dans tout véhicule de communication. On y trouve le meilleur et le pire. Et nul réseau ou média social ne peut prétendre n’offrir que le meilleur. Je suis moins actif que je l’ai déjà été sur mon blogue, mais je tente humblement de m’en servir pour susciter la réflexion lorsqu’un sujet m’inspire particulièrement. Au plaisir de vous y relire.

  2. Sylvain Dionne

    Voici un avis intéressant sur l’amalgame « personnel » vs « professionnel » dans les médias sociaux… Je viens de le trouver via Twitter. Êtes-vous en accord? Quelle est votre façon de voir la chose? http://www.atlantico.fr/decryptage/reseaux-sociaux-professionnels-personnels-abandon-vie-privee-152290.html

  3. Richard Blaquiere

    Bravo Sylvain, l’important est d’être heureux dans cet environnement de plus en plus complexe. On se pollue souvent l’existence pour quelques-uns.

    J’ai eu beaucoup de mal lorsque j’ai été accusé de mal représenter la région avec mon blogue. Faut dire que je n’ai jamais eu l’intention de représenter quoi que se soit, je ne suis pas un pro de la communication et mon blogue est tout simplement un passe-temps où je partage ce que j’aime bien.

    Je me pose souvent la question : pourquoi je m’arrête aux 5 ou 6 personnes qui me critiquent au lieu de m’attarder aux 2000 qui semblent heureux. J’ai bien de la difficulté à trouver une réponse à cette question malgré mes 41 ans 🙂 A+ et j’aime bien vous lire.

    • sylvaindionne

      Merci Richard! Je vous comprends fort bien. Il n’est pas facile de laisser libre cours à sa créativité, à sa passion ou à l’expression de sa pensée sans susciter, au passage, quelques réactions plus ou moins appropriées ou justifiées. Le réflexe naturel est alors de chercher la véritable raison de ces réactions pour pouvoir y répondre. Cela gruge temps et énergie, la plupart du temps inutilement, car on ne peut avoir de prise sur la perception ou l’interprétation des autres. Malgré mes 51 ans, c’est ce que je continue d’explorer et d’apprendre : vivre et laisser vivre. 😉 De toute manière, on ne peut changer la vision des autres, à partir du moment où ils se convainquent eux-mêmes de leur bon droit et de la « réalité » qu’ils ont pu s’inventer. Vous posez, par ailleurs, une excellente question. L’humain, je crois, cherche fondamentalement à plaire à tous; il en perd parfois sa capacité à relativiser les choses. En effet, que sont 5 ou 6 personnes générant des commentaires « négatifs » par rapport à 2 000 personnes appréciant ce que l’on fait… Mais avouez qu’un seul moustique peut vous faire tourner en bourrique lors d’une sortie en nature, alors que l’ensemble du contexte ou de l’environnement est pourtant très agréable. L’humain a cette propension à s’attarder aux éléments dérangeants plutôt qu’aux aspects plaisants. Votre question est importante; elle incite à la réflexion. Pourquoi se laisser dévorer par le négatif alors que le positif est nettement plus nourrissant…

    • sylvaindionne

      Merci Claude. Je viens d’ailleurs tout juste de le publier sur ma page professionnelle. Au plaisir!

  4. C’est vrai Sylvain, le billet est très long, mais je suis passé au travers! Au fond, tu as raison! Au plaisir de se voir en personne! De toutes façon, moi, le glamour…

  5. Sylvain Dionne

    Intéressant. Je reçois des commentaires, mais les émetteurs ne veulent pas que je les publie. Je les conserve tout de même, au cas où.

  6. Cher Sylvain,
    J’apprécie ton honnêteté, ta franchise. Comme tu le dis si bien, FB et les autres réseaux, sont le reflet de la société. Dans les abus dont tu parles, j’y vois, comme partout, ceux et celles qui ont soif de pouvoir. Manipuler, insulter, critiquer à outrance, ne sont que diverses manières de se sentir puissant. C’est malheureux et souffrant quand ça perdure. Malgré tout, on trouve aussi de bonnes gens. Ces gens dont les commentaires constituent un encouragement et dont la présence constante nous aide à bien démarrer la journée. Tu fais partie de ces derniers et j’apprécie avoir la possibilité de lire tes articles et commentaires sur l’actualité. La charge de travail que constituent les articles, commentaires et pensées dont tu as su nous faire profiter ont certainement soulevé l’envie de plusieurs. Ceux qui voudraient, mais ne savent pas ou ne font pas l’effort de produire autant ou encore ceux qui n’osent pas s’exprimer sur un sujet mais sont toujours prêts à critiquer. Je fais le souhait que ton expérience soit profitable; qu’elle t’apporte du positif et un souffle d’énergie nouvelle. Déjà, de nous en faire part me semble un bon début. Bonne chance pour la suite!

    • sylvaindionne

      Merci de ton commentaire, Christine. Toutefois, ici, je ne crois pas qu’il s’agisse de l’expression d’une quête de pouvoir, quoi que la recherche du pouvoir puisse prendre diverses formes. Ça se situe à un autre niveau. Si ce n’était lié qu’à une guéguerre de pouvoir ou de concurrence, ce serait supportable. Je crois que c’est plutôt lié à des incompréhensions appuyées sur le manque ou l’absence de confiance, à des interprétations non fondées, à des perceptions biaisées et à des besoins manifestes de contrôle, d’exclusivité, de reconnaissance, d’approbation ou d’affirmation de soi. L’imagination et la prétendue intuition peuvent être porteuses d’une joyeuse créativité, mais aussi d’une triste propension à la fabulation. Bonne journée.

  7. Celine Migyanka

    Comme c’est bien dit, Sylvain! Tu vois juste et tu as mis le doigt sur ce qui se passe exactement sur les réseaux sociaux. J’aime être sur Facebook, j’aimais y rencontrer des gens et partager des opinions. Hélas, j’ai vite decouvert que ça prenait beaucoup plus de tact et de diplomatie que ce que je voulais consacrer. Moi, je suis du genre vivre et laissez vivre et comme toi, ce que les gens pensent, ça leur appartient. Mais lorsque des commentaires sont affichés publiquement, ils deviennent « publics » justement, et l’action ou l’inaction entraîne des réactions. Ah lalalala… Mais que faire?

    Être sur un reseau social et avoir des amis équivaut à être un personnage public qui peut être critiqué à tort ou à raison! J’ai donc aussi fait le ménage. Je ne suis pas une « tête » que l’on affiche comme un trophée…

    Pour en revenir à ton texte et tes actions, je te lève mon chapeau! C’est en plein dans le mille.

    • sylvaindionne

      Je ne sais pas si je vois juste mais c’est l’impression que j’ai de plus en plus. Une présence active semble déranger certaines personnes qui voient en cela une forme de prétention ou d’intention de se positionner à outrance auprès d’un public ou encore de vouloir se donner un statut dans la communauté virtuelle. Pourtant, lorsqu’on est entrepreneur dans ce domaine, il me semble qu’il est naturel de développer ses réseaux pour pouvoir en tirer le meilleur et en apprendre davantage; pour ce faire, il est essentiel d’associer à sa communauté des gens que l’on ne connaît pas nécessairement en personne, mais qui peuvent vous apporter quelque chose. Les commentaires que l’on publie ne visent pas à mettre de l’avant un statut, mais bien à susciter des échanges qui sont souvent très instructifs et enrichissants. C’est ainsi que j’ai grand plaisir à « discuter » sans prétention avec des ressources de premier plan dans le secteur des médias sociaux, que je ne pourrai sans doute jamais rencontrer en personne. C’est ça que je trouve intéressant des médias sociaux; ils contribuent à abattre certaines frontières. Maintenant, la question ne se pose plus pour moi. Il y a le personnel, le professionnel et le reste. J’ai eu ma leçon et je choisirai dorénavant avec soin qui peut entrer dans l’une ou l’autre de ces sphères. Merci de ce commentaire.

  8. Bravo mon cher !!
    Je constate moi aussi, depuis quelques temps le même phénomène, peut-être pas à la même ampleur mais on dirais qu’il faut faire partie d’une certaine  » élite  » pour faire partie de certains groupes. Certaines personnes hautement placées dans les réseaux sociaux se permettent parfois des commentaires tellement stupides et dépourvus de sens. Enfin bref , j’espère que je serai encore dans vos  » amis  » virtuels car j’aime bien lire vos billets et vos commentaires sans oublier votre pensée de tous les jours 🙂

    Bonne journée !

    • sylvaindionne

      Bonjour. Merci de votre commentaire et de votre appréciation. Je comprends votre situation et l’essence de votre propos. Par contre, en ce qui me concerne, la situation n’émane pas d’une quelconque « élite » du Web, mais bien de personnes comme vous et moi. Pour le moment, vous pouvez toujours me suivre par le biais de ma page professionnelle sur FB ou des autres réseaux cités dans mon billet. Je vous souhaite une agréable journée!